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Remise du prix Charlemagne : le 4e grand discours sur l’Europe d’E. Macron à Aix-la-Chapelle

Ce jeudi 10 mai, lendemain de la journée de l’Europe, le Président de la République, Emmanuel Macron recevait la plus prestigieuse des distinctions européennes, le prix Charlemagne, à Aix-la-Chapelle, ancienne capitale de l’empire carolingien. Après la remise du prix par la chancelière allemande, Angela Merkel, le Président a prononcé un discours fort et réitéré son engagement européen.

« L’Europe a connu ce miracle historique de soixante-dix années de paix entre les ennemis héréditaires d’hier. » Rappelant le rôle historique et symbolique de la construction européenne, le Président a ensuite insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts engagés. Cet engagement européen peut se réaliser par quatre impératifs, énumérés par le Président de la République : chacun contribuant à donner toujours plus d’impulsion au projet communautaire.

« Ne soyons pas faibles et ne subissons pas ». Le premier impératif appelait à un renforcement de la souveraineté européenne face aux autres puissances internationales. En effet, seule la réaffirmation de cette souveraineté, réalisée collégialement par les 27 Etats membres composant l’Union européenne, permettra d’imposer l’Europe comme véritable puissance géopolitique, commerciale, climatique, économique, ou bien encore diplomatique.

« Ne nous divisons pas » a ensuite souligné le Président. Dans le contexte actuel du repli sur soi et de l’isolationnisme, Emmanuel Macron a rappelé la force d’agir ensemble et à l’unisson à l’échelle du projet européen. Surtout, il s’est saisi cette occasion pour rappeler le rôle essentiel du couple franco-allemand : l’unité du couple historique permettant de stimuler le projet communautaire. Pour impulser cette solidarité européenne, Emmanuel Macron a alors insisté sur le besoin urgent d’aller plus loin dans les politiques européennes : en renforçant la contribution au budget européen ; en construisant un zone euro plus forte, intégrée et dotée d’un budget propre.

« N’ayons pas peur de nos principes, du monde dans lequel nous vivons ». Le troisième impératif insistait sur la nécessaire réaffirmation des valeurs démocratiques européennes et de l’Etat de droit. Ces principes et valeurs, « la civilité [même] de l’Europe » pour le Président, ne doivent être cédé au profit d’égoïsmes nationaux et de tendances au repli sur soi.

Enfin « n’attendons pas ! » termine Emmanuel Macron. Il s’agit en effet de dessiner des choix clairs dès aujourd’hui, afin d’établir et de construire des projets communautaires ambitieux sur le long terme, pour nos générations futures.